Simon Brunerie, polyvalent forcément, développeur passionnément, directeur

Simon Brunerie, polyvalent forcément, développeur passionnément, directeur

Afin d’accompagner la structuration et le développement de la Ligue, Simon Brunerie a été recruté sur le poste de Directeur Territorial. Après de (déjà) belles expériences, le Directeur a l’occasion depuis quelques mois de façonner son poste dans une jeune Ligue aux ambitions affichées de progression et d’innovations sur tous les terrains. Ce n’est pas pour lui déplaire. Interview sur le fil …

Ligue NAQ : Pouvez-vous nous retracer votre itinéraire professionnel, vos expériences précédentes ?
Simon Brunerie : J’ai 33 ans, je suis né à Brive-la-Gaillarde (19) où j’ai commencé mes études en Faculté de droit. J’ai continué sur un Master en Droit des Affaires à Limoges, avec l’ambition depuis le départ de travailler dans le sport et surtout dans la structuration du sport. Le CDES (Centre de Droit et d’Economie du Sport) de Limoges était une évidence, puisque ce laboratoire est incontournable dans le paysage du sport français, européen et même mondial. J’ai eu la chance d’intégrer le Master 2 de Droit, Economie et Gestion du Sport, et ainsi apprendre, sous la coupelle de mon mentor Jean-Pierre Karaquillo et des différents intervenants.
Mon entrée dans le monde professionnel a commencé au sein du Limoges CSP où j’occupais le poste de Juriste et Assistant Marketing du club dans l’équipe de Stéphane Ostrowski.
Cette diversité de missions m’aura permis d’emmagasiner beaucoup d’expérience dans différents domaines qui m’ont permis de prendre un poste encore plus proche de ma formation en étant Responsable Administratif, Juridique et Financier au club de Handball de Chartres, promu en D1 (LIDL Starligue). Cette expérience aura été très enrichissante humainement. J’ai pu découvrir un état d’esprit se rapprochant de mon sport de prédilection qui est le Rugby et travailler avec Thibaut Karsenty, ancien joueur devenu Manager du club.
Une opportunité s’est présentée à moi au sein de la Fédération Française de Roller et Skateboard, basée à Bordeaux, où j’ai occupé le poste de Responsable du service Compétitions. Un poste que j’ai pu faire évoluer avec des missions de développement marketing des compétitions, ainsi qu’une partie sur l’équipement sportif. La suite vous la connaissez, puisque c’est au sein de la Ligue Nouvelle-Aquitaine de Basket que j’ai eu la chance d’arriver.

Ligue : Quelles étaient vos principales motivations à candidater sur ce poste de Directeur ?
SB : Comme vous l’avez compris, je suis un passionné de sport, et la possibilité de retrouver un sport collectif que je connais bien dans une nouvelle structure et des projets très attractifs m’a tout de suite motivé. J’avais besoin d’un nouveau défi et dès le premier entretien avec le président Pierre Dufau et son équipe, j’ai compris la richesse du projet et adoré cet esprit de toujours entreprendre.

Ligue : Que ce poste soit une création, est-ce, de votre point de vue, plutôt un atout ou plutôt un handicap ?
SB : Je vois plutôt cela comme une véritable opportunité de façonner ce poste et de se créer une place dans le paysage administratif de la Ligue. J’aime l’idée de pouvoir prendre les missions et me les approprier pour que mon profil donne de nouvelles perspectives à ce poste de directeur. J’aime cette polyvalence dans le poste et pas seulement cet aspect administratif pur. J’espère pouvoir aider au développement de la Ligue.

Ligue : Le Président Pierre Dufau vous a confié des missions de structuration et d’animation à plusieurs dimensions. Quelles sont vos priorités, les atouts et les freins de votre mission ?
SB : Avec Pierre Dufau, j’ai tout de suite compris que nous parlions le même langage. Cela fait six mois que je suis arrivé et j’ai dû prendre connaissance de mon nouvel environnement et faire rapidement un état des lieux des besoins et me projeter avec un calendrier de structuration raisonnable pour commencer à récolter les fruits en 2020. Une bonne structuration, c’est aussi la clé d’une meilleure efficacité dans nos missions auprès des clubs et Comités. Les constats étant rapidement faits, il manque encore l’expérience d’une saison complète pour assimiler l’ensemble des besoins.
Le travail administratif est souvent la partie immergée de l’iceberg, mais sans une base solide et organisée nous n’arriverons pas à être performants. Cette nouvelle Ligue a un territoire immense, qui regorge de richesses par sa diversité, et je suis persuadé que la Ligue à travers le Basket arrive à unifier les forces et créer un formidable dynamisme Néo-Aquitain.

Ligue : Le mouvement sportif est confronté à de multiples turbulences, à la concurrence, à la question du financement public, aux mutations sociétales. Quelle est votre vision de ces enjeux et mutations ?
SB : Je crois que le mouvement sportif est confronté à une mutation quasi obligatoire. Le modèle associatif des Fédérations et des organes déconcentrés n’est plus adapté à la mutation inévitable vers un nouveau modèle économique, moins dépendant des financements publics. Je crois également que la pratique du sport évolue, la société de consommation est aussi dans le sport. La nouvelle génération aime avoir la liberté de pratiquer sans contrainte et n’importe où. Je pense également que le modèle de club, tel que nous le connaissons, va muter et s’adapter à cela. Nous serons là pour les accompagner et les former pour y parvenir.

Ligue : Un Directeur territorial est-il aujourd’hui un visionnaire ou un gestionnaire ?
SB : Pour ma part, cela doit être un mélange des deux, sans pour autant oublier le rôle principal de gestionnaire. La perpétuelle recherche d’amélioration, de développement, de mise en place de projets, d’innovations, doit aussi être une part de l’activité d’un DT.

Contact : sbrunerie@nouvelleaquitainebasketball.org

30 janvier 2020

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